2019

J’ai du mal à faire le bilan de l’année 2018. Pour une large part, c’est, pour moi, une année blanche, une année qui aura surtout préparé l’année 2019. Les choses ne sont pas aussi marquée que fin 2017.

Pourtant, j’ai continué de veiller à mes émissions carbones et à compenser celles que je continue d’émettre grâce à Pur Project. J’ai découvert, aussi, la finance solidaire et éthique grâce à Babyloan (micro-crédit) ou la Nef (banque) qui s’ouvre aux particuliers.

Et je dévore, en ce moment, Écotopia, d’Ernest Callenbach. Paru dans sa version originale en 1975, il décrit une société soutenable, où les produits pétroliers sont bannis, où tout est recyclé. Tous les aspects de la vie y sont décrits, des transports aux systèmes éducatif ou hospitalier. C’est fascinant de voir comment tout cela a été anticipé et correspond à ce qui est en train de se faire pour répondre à l’urgence climatique.

Bien sûr, il y a des choses que je n’apprécie pas forcément : le sexisme du narrateur, la violence exacerbée dans la société écotopienne, même symboliquement, et, bien sûr, le fait que cette société soit fortement basée sur la chasse. C’est pourtant compréhensible,  elle s’appuie sur la culture des Premières Nations en Amérique du Nord. Mais, il y a quelque chose à étudier dans la manière dont les Écotopiens font société, en mettant le processus démocratique avant même la réalisation des choses. Une chose n’est qu’une chose, dit-on en Écotopia.

L’édition que je lis, en français, d’Écotopia, date d’octobre. C’est intéressant que cela arrive maintenant. Au moment des marches pour le climat, dont j’ai pu parler en septembre, octobre, décembre. Mais aussi de l’affaire du siècle, cette action en justice contre l’État français, pour inaction face aux bouleversements climatiques, pour que l’Etat respecte les engagements qu’il a pris pour la France, action judiciaire intentée par 4 associations, avec le soutien de presque, à l’heure actuelle, 2 millions de citoyens français. Il est toujours temps de signer la pétition ! Le ministre de l’Ecologie a beau dire que « Ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre« , vu que nous sommes encore dans un Etat de droit, c’est bien par là que cela doit passer quand les engagements contractuels ne sont pas tenus.

2019 sera une année exaltante. Parce que le réchauffement climatique est là, qu’il est plus que temps d’agir, parce qu’on est prêt. Parce qu’il y aura les élections européennes et que c’est sans doute la mandature la plus importante qu’il y ait jamais eu, si l’Europe veut enfin devenir un espace social, politique, notamment parce que la crise climatique est là.

Et puis il y a tout le reste, les engagements à honorer, les personnes à rencontrer, les événements à créer, la fraternité à inventer, la vie à célébrer, le monde à toujours découvrir, tous les motifs possibles de s’émerveiller… Bref, bonne année 2019 😉

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