Marche pour le climat

Ce marche 8 septembre, c’était la marche pour le climat. L’enjeu était de montrer que la société civile est mobilisée et prête à relever le défi climatique face à des gouvernements qui n’ont pas encore clairement saisi l’enjeu du problème. A ce jour, c’est la mobilisation la plus importante, en France, pour le climat. Le pari est réussi. Mais la situation urge.

Dans le cortège, aujourd’hui, une jeune fille brandissait un panneau « les « grands », protégez nous et protégez nos copains les animaux. » Tu veux répondre quoi à ça ? Sa maman m’a dit, lorsque j’ai pris le panneau en photo, que c’était les mots de l’enfant, que c’est elle qui voulait dire ça. Notre responsabilité de « grands » est immense.

Cela me rappelle le discours de Severrine Suzuki, en 1992 au Sommet de Rio. C’était il y a 26 ans. Que de temps perdu pour le climat et la biodiversité, même si le trou d’ozone a pu être résorbé grâce aux changements de normes, aux positions des Etats, des industriels !

Pourtant, a révélé le New York Times récemment, nous avons failli échapper au réchauffement climatique dans les années 80. Et comment nous avons échoué.

Nous sommes en 2018. Nicolas Hulot a acté la place des lobbies dans les instances gouvernementales, plus intéresses par leurs intérêts particuliers que par l’intérêt commun. Vue l’action du gouvernement Macron en matière écologique depuis un an, nous avions quelques doutes.

Vincent était, sur Twitter, satisfait de la marche. Il y avait du monde dans la rue, le déroulement était impeccable et le message ne pouvait être qu’entendu.

Ce n’était pas vraiment une marche revendicative. C’était une demande d’action, une demande de grands pas. Côté politique, les solutions sont connues. La question est plus de savoir quel type de parlement voudra les voter.

Et puis, il y avait une partie des slogans qui était aussi tournée vers la société civile. Elle est aussi capable, collectivement, de mettre en oeuvre des solutions concrètes, si le politique le lui permet.

Et enfin, il y avait des demandes d’actions individuelles : fin de l’exploitation animale (en grosse partie responsable du réchauffement climatique), fin des voyages intercontinentaux gourmands en CO2 pour du loisirs, redécouverte des liens locaux…

C’était une première. C’était la première mobilisation, sorte de soupe primordiale des prochaines. J’ai hâte de marcher à nouveau. Comme disait une affiche, nous sommes le « lobby citoyen ». Nous sommes sans doute aussi audibles.

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