« Dans 3 ans, on ne parlera plus du véganisme. »

 

Il y a quelques jours, lors d’un repas, quelqu’un disait que, d’ici 3 ans, on ne parlerait plus du véganisme. C’est sans doute vrai en partie : le véganisme sera bien plus normalisé et fera moins débat. Il y a déjà eu tant de chemin parcouru en quelques années !

Le véganisme n’est pas une mode

Nous sommes nombreux à être dévenus végans il y a 4-5 ans. Pas parce que c’était une mode mais parce que l’information était rendue accessible, sur facebook, sur YouYube, à travers les blogs. La plupart des arguments contre le véganisme ont été débunkés. Enfin, non, pas la plupart : tous. Pour la francophonie, on peut notamment remercier Gurren Vegan et Jihem Doe pour cela. En anglais, Nutrition facts et Bite Size Vegan.

Lorsque je suis arrivé à Toulouse, l’offre végane existait déjà, au moins au niveau alimentaire. Mais le nombre de restaurants explose depuis. Il suffit de faire une rapide recherche sur VegOresto. Un indicateur : je ne les connais plus tous. Les supérettes et supermarchés proposent aussi de plus en plus de produits végans, soit dans l’alimentaire, soit dans les cosmétiques. Des comprimés de B12 végane (c’est à dire sans lactose pour l’envelopper) est disponible dans l’épicerie militante du Cri de la carotte.

L’e-commerce a aussi permis le développement du véganisme : en mettant facilement à disposition de la B12, des cosmétiques, des produits ménagers non testés sur les animaux, mais aussi de l’alimentation, des préservatifs, de la maroquinerie, des chaussures. Perso, j’aime bien ce que font la boutique vegan et vegetarian shoes mais, en fait, on trouve maintenant énormément de boutiques en ligne. Il n’est plus nécessaire d’habiter dans une grosse métropole 😀

Le véganisme est là pour rester. Comme disent Natasha et Luca, c’est le minimum que nous pouvons faire. Son développement permet l’émergence d’autres choses : l’antispécisme, la mise en place de refuges pour les animaux non-humains, comme celui du Mistral.

La dimension écologique s’est additionnée à la dimension éthique. L’humanité tue actuellement 60 milliards d’animaux non-humains pour se nourrir, tous les ans, la plupart du temps sans nécessité. Cela fait quand même 1900 par seconde… et ces morts sont largement responsables de la déforestation, du réchauffement climatique, de l’extinction de masse que nous connaissons actuellement.

Le véganisme a des racines anciennes

Le véganisme n’est pas un mouvement récent. Emily Moran Barwick a d’ailleurs commencé une excellente histoire du véganisme (en anglais) :

et Didi Chandouidoui a fait, en français, une vidéo de la préhistoire à nos jours :

Si vous préférez le combo BD/texte, jetez un coup d’œil à l’histoire du végétarisme en BD, par Estelle Vonfeldt et Marine Gasc, sur Slate.

Bref, cela fait plusieurs millénaires que la cause animale traverse la philosophie, les sciences, l’éthique humaine. Il n’y a pas de raison que cela s’arrête. Cela devient même une nécessité.

Ah, oui, et, en plus, la véganie a maintenant son drapeau, le même pour toute la planète.

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