J’ai mis plus de 20 ans à devenir végan.

J’ai côtoyé Yves, des Cahiers antispécistes au début des années 90. En fréquentant La Gryffe, ou en lisant les affiches sur les murs lyonnais, j’ai appris à connaître Peter Singer. Je trouvais ça extrême. Il y avait d’autres luttes à mener que celles pour les animaux. Je ne connaissais pas encore le concept d’intersectionnalité.

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Plus tard, j’ai eu un book de recettes végétaliennes. Ce sont elles qui sont toujours distribuées, à Toulouse, plus de 20 ans après, par lors du stand d’information végan du marché St Sernin le dimanche. J’ai gardé le fanzine au cours de ces années et de mes déménagements. Mais la cuisine végé n’était qu’une possibilité parmi d’autres.

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Encore quelques années plus tard, j’ai essayé de ne plus manger de produits animaux. Mais je ne savais pas comment faire. Au bout de quelques semaines, j’avais juste la dalle et je n’avais plus d’énergie. Je le sais maintenant : manger seulement des légumes, en conserves de surcroît, mène droit dans le mur.

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Et puis il y eut YouTube. J’ai vu petit à petit plus de vidéos sur le frugivorisme, le rawveganisme (l’alimentation 80/10/10), Starch Solution le véganisme…. Pour l’alimentation, aujourd’hui, je recommande particulièrement Bite Size Vegan et Dr Greger. C’est là que j’ai compris que pour avoir une alimentation végé il était nécessaire de manger des fruits. En tout cas pour moi.

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C’est seulement après que j’eus réglé la question de l’alimentation que j’ai commencé à m’éduquer sur la condition animale, le spécisme. Que j’ai regardé Cowspiracy et c’est bien d’avoir énormément de commentaires sur l’alimentation sur Netflix. La chaîne de Jihem Doe permet actuellement d’avoir plus d’informations sur le véganisme.

Cela fait maintenant 4 ans que je ne consomme plus de produits d’origine animale, sauf erreurs qui sont parfois arrivées, que je n’achète plus de vêtements qui proviennent de l’économie de l’exploitation animale.

On me demande si je fais parfois des écarts : oui, il m’arrive de conduire des voitures alors que je sais qu’il y a du cuir dedans. Mais il n’existe pour le moment aucune voiture végane. Si je ne fréquente pas les zoos ou les cirques avec des animaux non-humains, je regarde encore des films où des animaux ont pu être exploités. Malgré les possibilités d’animaux, tous les films sont loin d’être végans !

Après 4 ans, je n’ai pas besoin de regarder les vidéos de L214 pour savoir ce qu’il se passe dans les abattoirs. Il suffit de regarder les étals de supermarchés. Il est certain que ni Marguerite, ni Maya, ni Violette, ni Rousse, ni Aulogie, ni Azalée – des noms donnés à des vaches – n’ont choisi de finir découpées et sans vie sous cellophane. Elles voulaient juste vivre. Le marketing dit qu’il s’agit de viande. Si on voulait être descriptif il faudrait pourtant parler de chair, d’os, de viscères, de carcasse, de morceaux de cadavres. Ce serait moins sexy.

Qu’on ne me dise pas que le goût de la chair animale est agréable : j’en ai déjà mangé. Est-ce que cela peut justifier de tuer et de dépenser les ressources de la planète pour 10 secondes de plaisir alors que ce n’est pas nécessaire ?

Au passage, le nom de l’association L214 est intéressant car il désigne le chapitre sur la protection animale du code rural français. L’article L. 214-1 dit :

Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.

On a du coup du mal à comprendre comment la séparation d’une veau et sa mère peut répondre à des impératifs biologiques…

Bref, après 4 ans, je ne regrette pas le choix que j’ai fait. Au XXIème siècle, il est facile d’être végan, grâce aux informations disponibles sur le Net et à la mondialisation des échanges. Comme je le dis souvent, pour arrêter de consommer des produits de la souffrance animale, c’est assez simple : il suffit d’arrêter d’en acheter. Et mettre beaucoup de fruits dans son alimentation… et de la B12 !

Nous nous sommes de plus en plus nombreux à faire le choix du véganisme. C’est bon pour la planète, pour les animaux… et puis pour nous, qui trouvons de plus en plus de solutions véganes dans les différents magasins ;-) Et toi, quel est ton chemin ?

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