Climat : remplacer la viande par les enfants ?

Un moyen simple, mais redondant, pour faire baisser son impact environnemental est de réduire de manière drastique sa consommation de viande. Elle est en effet l’une des principales sources du réchauffement climatique. Ce n’est pas moi qui le dit, ce n’est pas de la propagande végane, c’est une récente étude publiée dans Nature.

J’ai évoqué cela dans mes stories Instagram, à l’occasion de la marche pour le climat, et sur Twitter lors de la sortie de l’étude. Dans les 2 cas on m’a fait remarquer qu’une autre solution était de limiter la croissance de la population en n’ayant pas d’enfant.

Au lieu de se passer de viande, se passer d’enfant ?

La solution de ne pas avoir d’enfant rencontre de plus en plus d’écho.

Deux raisons à cela :

  • Ne pas vouloir projeter un enfant dans le monde qui arrive.
  • Réduire l’impact environnemental de l’humanité.

C’est ce que met en avant Yves Cochet :

Actuellement, en France, quand vous avez un enfant vous percevez zéro euro. Et plus vous avez d’enfants, plus vous touchez d’allocations. Il faudrait faire le contraire : créer une vraie allocation au premier enfant, et la diminuer à chaque enfant supplémentaire.

Et quand Yves Cochet parle de réduire la natalité, c’est d’abord dans les pays les plus développés, là où l’impact d’un individu est le plus fort :

Contrairement à l’idée répandue que c’est en Afrique qu’ils font beaucoup d’enfants et que cela est un problème, c’est évidemment chez nous qu’il faut avoir une politique de planification familiale anti-nataliste.

Un enfant américain attribue 9500 tonnes d’équivalent CO2 à chacun de ses parents. Un enfant bangladeshi, seulement 56 tonnes, un enfant chinois, 1500 tonnes.

Je dois avouer que je ne suis pas à l’aise avec cette question.

  1. Je ne me sens pas concerné par la question d’être parent biologique.
  2. Je ne voudrais pas ne pas connaître les enfants que je connais. Cela me gêne énormément de rendre un enfant responsable du réchauffement climatique, d’envoyer ce message là.
  3. Je veux continuer à féliciter une femme, un homme, un couple qui a un enfant.
  4. La naissance d’un enfant n’est pas toujours un choix, malgré toutes les campagnes et informations disponibles sur les moyens de contraception. Les allocations familiales ne sont pas un cadeau aux parents mais une aide pour que les enfants grandissent dans les meilleures conditions. Diminuer les prestations familiales à partir du 2ème enfant, c’est réduire ces prestations pour l’ensemble des enfants, faire payer le choix, ou la distraction,  des parents aux enfants. Cela me semble injuste.
  5. Je ne vois pas de solution juste. Le slogan « mon corps m’appartient », porté par les femmes, commence à peine d’être entendu qu’il faudrait déjà que l’État s’en mêle pour revenir en arrière ? Je ne veux pas d’une société où l’État contrôle le corps des femmes et des hommes en imposant la stérilisation. (D’ailleurs, les hommes étant féconds  plus longtemps, c’est d’abord eux qui devraient être stérilisés.)
  6. L’existence d’enfants est un des facteurs des progrès humains, une motivation pour ne pas continuer à jouer avec l’orchestre pendant que le bateau sombre.

Poser la question de la réduction de la population, dans les 2 cas où j’ai été interpellé, me semblait une manière d’éluder la question du véganisme, une diversion. Je peux me tromper.

il faut abandonner les smartphones, les voitures, Internet, renoncer aux vols aériens, manger vegan… Les gens ne sont pas prêts à ces sacrifices.

dit Yves Cochet. En même temps, si j’arrive à être neutre, voire avoir un impact positif, en carbone (grâce à ma consommation, mon mode et mes choix de vie, mais aussi à une compensation auprès de Pur Project qui fait planter des arbres), c’est peut-être aussi parce que je ne suis pas le père d’un enfant.

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