Mon « univers sur le web ». 1

«On ne devrait jamais parler de soi parce que c’est un sujet où la vue des autres et la nôtre propre ne concordent jamais.»

M. Proust – cité par @sebastiendurand

Il y a quelques jours, j’ai reçu un message privé, sur Twitter, qui me demandait plus d’informations sur mon «univers sur le web». Comme je débute ici, on va dire que ma réponse correspondra à ma présentation, même si elle est faite avec le filtre « mon univers sur le web » ;-)

Il est facile de googler « Philippe Couzon ». Certes, avec le temps, j’ai de plus en plus d’homonymes sur le Net mais cela reste très raisonnable. Si j’indique que je ne suis ni agriculteur, ni architecte, ni, à ce jour, inscrit au registre du commerce comme chef d’entreprise, je règle à peu près la question du «qui est qui».

Mon « univers sur le web »‘, c’est ce qu’on peut en faire pour travailler, échanger, noter, archiver, mémoriser, discuter, rencontre, partager, publier, collaborer.

Quand j’ai fait ma première page en html, en 1997, c’était pour un webzine. Pour moi, au début, le web était un moyen de toucher d’autres personnes, à moindre coût. Et puis le site web a eu sa vie propre, avec une écriture propre, des collaborations. La géographie n’avait plus d’importance. Cela dura quelques années, avec des arrêts, parfois, et d’excellents moments.

Et puis, avec un ami, nous connectâmes des écoles à l’Internet, les faisions dialoguer par des chats, des pages web, jeux et animations, en traduisant en temps réel, puisque les langues n’étaient pas les mêmes. Le travail avec les enfants et les enseignants était passionnant.

Dans le même temps, j’entrais dans un collège comme Aide-Educateur. En quelques jours, je compris que, pour mieux travailler, il ne fallait pas rester isolé. Deux semaines après, j’avais réussi à mettre en place une liste de discussion pour les Aides-Educateurs avec la bienveillance d’un administrateur du rectorat et du réseau universitaire.

Ce furent des mois d’une richesse inouïe. Il y avait de l’aide, de l’écoute, du partage. Je suis fier de ce que j’ai permis à ce moment là, des sujets lancés, et suis heureux d’avoir, à ce moment là, rencontré les personnes formidables et d’expériences qui ont participé à cette liste, à cette communauté, à l’humanité qu’il y avait là.

A l’été 98, j’ai été embauché dans la hotline d’un Fournisseur d’Accès et de Services Internet. Entre autres choses, je répondis aux clients sur les chat et forum dédiés du service client. Divers rachats plus tard, j’ai été amené à faire d’autres choses, pour d’autres comptes, pour le Call Center duquel je dépendais.

En interne, ce qui m’intéressait, c’était la diffusion de l’information. Je révais d’intranet, de wikis, de bases de données mises à jour par les utilisateurs. Mais les organisations ne sont pas toujours prêtes pour cela.

Parmi les multiples expériences que j’ai pu faire à l’époque, il y eut un épisode, au sens propre, extra-ordinaire: Hyperiums, un MMO en quasi mode texte. Nous étions plusieurs, dans ma société, à jouer. C’était sans nul doute un formidable outil de management, un serious game. Mais il n’était pas encadré, pas reconnu comme tel.

Le forum de l’alliance dans laquelle j’étais ressemblait au banquet de la dernière vignette des albums d’Astérix. Il y avait, là, du flood, des trolls, une énergie folle, beaucoup de rires, de bonne humeur. Très rapidement, je fus le modérateur de l’Alliance. Principalement, je résumais, organisais, triais l’information. Ce furent plein de bons moments mais, le jeu se déroulant 24h/24, éprouvé, je finis par quitter Hyperiums.

Il y eut, alors, Second Life. Un autre MMO? Pas seulement. Second Life, contrairement à Hyperiums, est en 3D et est immersif. Ca ressemblait au Deuxième Monde, visité quelques années auparavant, mais avec de la vie, des gens, l’habitant et ça me plut. J’ai blogué spécifiquement sur le sujet dans Life 2.0.

Sur Second Life, j’ai rencontré des personnes, discuté. Nous avons formé un puis des groupes, organisé des évènements, des happenings. Nous avons utilisé nos blogs pour diffuser de l’information, échanger, reporter, buzzer. Le dernier en date? Le SecondLifeCamp, en début d’année, un barcamp qui se déroulait dans l’univers de Second Life. Ce fut un succès et la démonstration que la somme de talentueux individus est bien supérieure à leur addition :-)

L’aventure Second Life continue encore. Et puis je me suis mis à micro-bloguer sur Twitter, plus seulement sur SL, avec de nombreux acteurs des mondes virtuels, d’ailleurs.

Parallèlement, professionnellement, je suis revenu à l’animation socio-culturelle, à l’accompagnement scolaire. Et le web? Ca reste d’un usage quotidien pour ça: agenda, mails, prépas dans les nuages, travail en équipe, questionnements et réponses, notamment sur Facebook. Et la tentation du Community Management – puisqu’il y a un nom, maintenant, pour ce que je fais depuis quelques années – est bien présente.

Voilà. J’ai omis bien des choses, j’ai essayé de ne pas faire trop long. Je n’ai pas parlé des personnes avec qui je suis sur le web, des liens que je peux avoir avec elles, des outils, j’aurai le temps de développer cela à d’autres moments dans ce blog… et j’espère avoir répondu à la question ;-)

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