Quand tu deviens vieux, tu as un potager…

Je voudrais pouvoir dire que le jardin, commencé au début de l’été, me permet de me nourrir mais c’est loin d’être le cas. J’ai planté moult salades, fleurs, choux, et même des graines de nopal… pour une bien maigre récolte jusqu’à maintenant. Je poste mes succès et déboires sur Instagram et la vraie chose positive pour le moment, tangible, est d’avoir réduit de 3/4 les poubelles que je jette dans les conteneurs. Toutes les matières organiques (dans le sens anglais aussi ;-)) finissent au jardin et c’est déjà ça de gagné !

En même temps (furieuse envie de mettre ce mot entre guillemets…), on m’avait dit que la première année était compliquée et qu’un jardin demandait du travail. Je devais m’y attendre. On ne passe pas d’un pré sans autres insectes que des fourmis, moustiques et larves de hanneton, à un potager permaculturel où vivent chrysope, vers de terre, coccinelles, abeilles et autres auxiliaires sous la couche épaisse de paillage et à l’ombre des tomates et des pélargoniums.

Ce que j’ai appris ?

J’ai commencé par designer le jardin dans son ensemble, ce que je n’avais jamais fait. Cela m’a permis de prendre en compte l’ombre, l’orientation, les complémentarités entre les différentes plantes. Clairement une bonne chose et une bonne aide. La structure qui supportera les tomates l’été prochain est ainsi déjà en place. Je n’aurais pas pu la réaliser de la même façon plus tard. Je suis le design du jardin sur un tableur. Il évolue donc au fur et à mesure des rotations, des découvertes de ce qui marche ou pas… et de l’évolution de l’ombre. Les plantes et tout ce que je peux faire modifient l’écosystème peu à peu.

Mais j’aurais dû commencer par ne rien planter et pailler. C’est clairement le paillage, réalisé avec du foin récupéré à proximité, qui m’a permis de commencer à changer la donne. Le foin a permis de conserver l’humidité alors qu’il y en avait très peu.

L’eau est indispensable. J’adorerais ne pas avoir à arroser… mais ce n’est pas possible. Je cherche des végétaux économes en eau, mais il faudra toujours de l’eau. Il faut encore que je trouve un système pérenne.

Le véganisme ne s’est pas encore véritablement emparé de la question de la production de végétaux et c’est pourtant indispensable. Car il y a des questions. Car il y a des insectes appelés « auxiliaires » et d’autres qui sont nuisibles aux cultures. Car il n’y a pas besoin de se retrouver sur une île déserte pour se poser la question de la survie et du sort qu’on réserve aux autres êtres sentients : il suffit de quelques insectes qui bouffent les feuilles et racines des fruits et légumes. Raphaëlle, du blog végan Mûre et Noisettes, et moi avons commencé d’en discuter sur Instagram.

Les prochaines semaines vont être plus calmes dans le jardin. L’hiver est là et il est temps de finir de tout préparer pour la nouvelle saison… A suivre sur Instagram 😉

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