Quel crédit accorder à un avatar ? #vwcamp0410

avril 24th, 2010 by Philippe Couzon

Mon avatar pour le #vwcamp0410A quelques minutes du début du Virtual World Camp sur la Francogrid, je fais un petit snapshot de mon avatar… et fais en même temps une expérience que seuls les mondes virtuels permettent.

Cet avatar là s’appelle Bud (et, moi, Mascottus Phlox, ne pas confondre image et identité ;) ) est un freebie réalisé par acryline Erin. C’est sans doute fort un sympathique et bonhomme avatar… mais, justement, il n’est pas humain.

Quelle perception auront de moi les autres campeurs ? Quelle perception aurais je moi-même de moi du fait de cet avatar ?

Je me dis que ce sera sans doute intéressant à voir…. surtout pendant un barcamp :) La suite, plus tard… ou sur la Grid :)

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#twitter La programmation de tweets.

janvier 26th, 2010 by Philippe Couzon

Jusqu’à il y a quelques semaines, mon compte Twitter était alimenté par mes tweets, des mises à jours de mes billets ou de commentaires (pas tous, seulement quelques uns, de temps en temps). Déjà, ce n’était plus tout à fait moi, si on accepte que les multiples retwittent étaient déjà moi. Mais, je teste HootSuite actuellement et en particulier la possibilité de programmer des tweets. C’est impressionnant ce qu’on peut faire avec cette fonctionnalité ;-)

D’abord, pourquoi programmer des tweets?

1. Pour être lu.

Par exemple, on peut avoir un bon lien mais le balancer sur la timeline à 3 heure du matin ne lui offre pas forcément la visibilité qu’il mérite. Alors, en début de journée, quand les twittos se connectent, vers 8h-9h, c’est mieux. Ou entre 11h et 14h, quand il y a le plus de retwittes, c’est encore mieux.

Mais ça peut être la même chose pour une idée géniale, un truc vachement important à ne pas oublier à dire.

2. Pour ne pas spammer la timeline.

Programmer permet d’espacer ces tweets… et sans doute de les limiter puisqu’on ne floode pas (qui a dit « plus » ? :D ).

Qu’est-ce que la programmation de tweets induit?

1. La modification de l’identité numérique.

Le compte Twitter se retrouve sur la timeline alors que son proprio ne l’est pas forcément. On peut même programmer des replies (pas des DM, par contre). Et, on peut même twitter en même temps que des tweets programmés apparaissent…

Pour bien illustrer ça, ce mardi, par exemple, mon corps sera principalement au Centre Social à travailler sur l’organisation de loisirs pour des enfants tandis que mon compte Twitter twittera différentes choses. Mes tweets programmés et ceux en temps réels vont se mélanger… Certains tomberont peut-être bien, seront dans l’actu, d’autres seront peut-être décalés, sembleront être des redites inutiles. Cela peut être surprenant, fun (ou pas) si on redécouvre des tweets programmés longtemps à l’avance. Et générateur de frustration si quelqu’un vous envoie un DM en pensant que vous êtes là et que vous allez pouvoir répondre tout de suite.

Je ne suis pas seul à programmer des tweets. Maintenant que je suis sensibilisé à cela, je commence à comprendre comment certains arrivent à twitter 24h/24 :p

La différence entre sa vie physique et l’activité en ligne peut perturber :

  • Si on croise un follower au resto, il peut être surpris de nous voir là alors qu’il nous croyait en train de bosser ;-)
  • Un partenaire, collègue ou patron qui nous followerait peut ne pas comprendre pourquoi on twitte alors qu’on devrait être en réunion ;
  • Et je ne parle même pas des implications sur la vie privée : « pas étonnant que tu aies oublié le pain, tu étais en train de lire un blog sur les médias sociaux! »

Mais cela peut aussi servir d’excuse : « non non, je ne m’ennuyais pas pendant la réunion, c’étaient des tweets programmés! »

2. Une distorsion du web temps réel qui ne plaira pas à Emmet Brown.

Eh oui… Quid du concept de temps réel si on twitte en différé ? N’altère-t-on point le flux d’informations ?

Alors, est-ce qu’il y a des applications à la programmation de tweets ?

Oui, évidemment.

Cela permet d’animer plus facilement un compte. Pour une marque, une entreprise, cela peut permettre d’anticiper la diffusion d’informations.

Par contre, je suis beaucoup plus sceptique sur l’utilité pour une personne. Cela peut amener des quiproquos, cela crée une différence entre son identité « réelle » et son identité numérique. A l’heure du personnal branding, où la réputation numérique peut jouer un rôle pour la recherche d’emploi, de partenaire commercial, ou simplement pour vérifier l’authenticité ou la sincérité d’une personne, ce n’est sans doute pas une bonne chose.

Je me souviens que, lorsque j’ai revendiqué la programmation d’un billet, @taovacano m’avait conseillé de faire attention à ne pas perdre en authenticité. Le conseil était judicieux… et le reste avec les tweets ;-)

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Avatar, de James Cameron.

janvier 8th, 2010 by Philippe Couzon

Je me souviens que, lorsque James Cameron, annonça qu’il allait tourner un film du nom d’Avatar les rumeurs allèrent bon train au sein de la communauté esselienne. N’allait il pas faire un film qui allait, encore une fois, dévaloriser Second Life? Comment allait il parler de « la » communauté?

Puis vinrent les premières (belles) images du film, des infos sur le synopsis, le scénario. Le film Avatar de Cameron n’avait pas grand chose à voir avec Second Life. On peut, d’ailleurs, se demander pourquoi le nom d’ « avatar » a été gardé. Un avatar est la représentation d’un dieu ou d’un internaute (ce n’est pas la même chose ;-) ). Là, il s’agit d’un corps, pas d’un avatar.

J’ai été voir le film le week-end dernier, parce qu’il était attendu, que je voulais me faire mon opinion dessus. Je voulais comprendre la relative absence d’enthousiasme autour du film dans ma time-line Twitter, chez les blogueurs que je peux lire.

J’ai été voir Avatar et j’ai été déçu. Ce film est la preuve qu’on peut dépenser des sommes colossales en effets spéciaux, en technique, et ne pas arriver à faire un film digne de ce nom, un film qui raconte une histoire.

La 3D, d’abord.

J’avais écouté les critiques du Masque et la Plume. Ils disaient que, grâce à la 3D, Avatar nous plongeait dans la jungle de Pandora. Bof. Je n’ai en rien vu l’avantage de la 3D sur la 2D.

Attention, je ne parle pas de la qualité des images de synthèse. Celle-là est bien réelle, mais c’est quand même fou que la meilleure utilisation de la 3D soit la publicité pour des bonbons avant le film! Une simple raison à cela: Cameron, comme bien d’autres, d’ailleurs, utilise la 3D pour donner de la profondeur à l’écran.

Pourquoi n’est ce pas le relief devant l’écran qui est utilisée? Pour Avatar, me semble-t-il, l’utilisation de la 3D n’offre pas vraiment d’intérêt.

Le scénario, ensuite.

Il n’y a pas vraiment d’originalité. Il n’y a qu’à voir la liste de références que les wikipédistes ont trouvé en français ou en anglais. Ou ce simple fake de correction du scénario de Pocahontas (via @Gzav). James Cameron n’a pas créé de mythe. On parle de space opera mais quand on le compare avec les épisodes de Star wars l’espace est immense…

Pour faire un film qui fasse référence, il me semble qu’il manque, par exemple, des personnages secondaires auxquels on puisse s’attacher. Le Roi Lion n’aurait rien été sans Timon et Pumbaa, ou Star Wars sans les R2D2, 6-PO, Chewbacca…

Mais, pire encore, les caractères ne sont pas fouillés, y compris ceux des personnages principaux. On a beaucoup glosé sur la clope de la scientifique Grace Augustine. Mais, franchement, je préfèrerai savoir pourquoi elle joue au basket lorsqu’elle devient une na’vi.

Ou alors qu’on m’explique pourquoi les enfants de la tribu autochtone n’apparaissent que lorsqu’ils sont scolarisés chez les colons. N’ont ils pas une existence dans la forêt?

Pour moi, il y a un gros manque narratif.

Le parallèle avec le Role Play.

Cependant, Avatar aurait pu être un bon film sur le Role Play. Cette manière de se glisser dans la peau d’un personnage, ça ressemble à ce que l’on peut trouver sur Second Life, WOW, Dofus ou d’autres RPG – y compris le manque de sommeil ;-) Mais, là, Jake Sully ne joue pas un rôle et humains et na’vis sont dans le même monde.

Je me trompe peut-être totalement. Le film est déjà nommé pour obtenir plein de distinctions. Le nombre de spectateurs est impressionnant… Mais je ne comprends vraiment pas pourquoi il y a un tel engouement, un tel buzz autour d’Avatar.

Et vous, qu’en avez vous pensé?

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Je suis un ping.

octobre 28th, 2009 by Philippe Couzon

Ce billet a été écrit quelques jours avant d’être publié. Si tout s’est bien passé, WordPress l’a publié à 8h30 ce mercredi 28 octobre et, vers 10h, TwitterFeed l’a automatiquement twitté sur mon compte Twitter.

Jusqu’à maintenant j’alimentais moi-même mon compte Twitter. Or, depuis quelques jours, pour tester, il est alimenté en partie par un robot. Il maintient ma présence en ligne alors que je n’y suis peut-être pas.

Cette façon de faire, évidemment, n’est pas une nouveauté. De nombreuses personnes font de même. Cela permet de préparer des billets à l’avance, de les faire paraitre lorsque le web francophone est éveillé mais, surtout, cela permet de répartir les billets dans le temps. Par exemple, si je livrais tous les billets de la semaine en une seule fois, bien peu seraient lu.

Mais, alors, est-ce encore moi qui publie? Est-ce encore moi, ou un programme qui répond à mes ordres, sur Twitter?

Ce « moi » qui publie, c’est une prolongation de mon activité digitale, un espèce d’agent non-conversationnel. Les images de « fils » (que j’avais pu donner à Computair) ou de « clone » ne me semblent pas appropriées.

Mais je suis ainsi double. D’un côté, mon moi carboné prépare la journée au Centre de Loisirs, anime un groupe d’enfants, et, de l’autre, dans le même temps, mon moi digital anime un tout petit peu mon blog ou mon compte Twitter. D’autres sites – Facebook, par exemple – pourraient aussi être mis à jour, d’ailleurs.

Peut-on alors parlé d’avatar? C’est très tentant. Il n’y a pas d’image, certes, mais est-ce nécessaire?

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