CM freelance.

Une étudiante m’a interrogé sur mon boulot de Community Manager. Vu le nombre de questions, c’est plus simple de répondre ici, ça pourra servir à d’autres.

  • Quelle est ta journée type ?

Joker !

Ce truc là n’existe pas ! Globalement, on peut dire que je me lève le matin, que je me couche le soir et qu’entre les deux je fais un tas de trucs. Avant de travailler, j’essaie de marcher ou faire du vélo (un jour ce sera courir), regarder les actus générales et spécifiques aux médias sociaux (ce que je referais plusieurs fois dans la journée, notamment pendant les déplacements). Apprendre de nouvelles choses est plus facile avant d’avoir travaillé. Pour le reste, ça va dépendre des clients, des rendez-vous. Des publications sont programmées, les réponses se font quand les questions sont posées. Un smartphone, en 2016, est connecté en permanence. Je ne me connecte jamais sur Internet puisque je le suis en permanence (à quelques besoins d’économies de batteries près).

  • Quelles sont selon toi les qualités indispensables à avoir pour exercer ce métier ?

De la curiosité, de l’empathie, de l’enthousiasme, savoir être proche tout en ayant du recul… Le savoir-être est le plus important car il est plus difficile à apprendre que les techniques.

  • Cotés sympas et cotés moins sympas du métier

Le côté sympa, c’est que tout est en perpétuel évolution. Mais cela signifie qu’il faut apprendre en permanence. On ne peut pas vraiment se reposer.

Les côtés moins sympas ? Il peut se passer des choses urgentes quand tu ne l’avais pas prévu, quand tu pensais te reposer ou alors quand tu travailles pour un autre client, sur autre chose. L’adrénaline est alors la bien venue pour se remettre dans le bain. Il peut arriver qu’on dorme peu. Mais c’est aussi pour cela que c’est intéressant.

  • Quelles sont les perspectives d’évolution d’un CM ?

Devenir un meilleur CM. Ou faire autre chose : consulting, gestion d’une équipe de CM, chef de projet, stratégiste, data scientist, de la gestion de campagnes publicitaires sur les médias sociaux, de la rédaction web. Les métiers du web sont multiples, protéiformes et en continuelle évolution. Plus important : nous n’avons aucune idée de ce que seront les réseaux sociaux dans 5 ans, et donc de ce que seront les nouveaux métiers dans les prochaines années.

  • Qu’est-ce qui t’a poussé à choisir ce métier ?

J’ai fait à la fois du service client et de l’animation socio-culturelle pendant quelques années, et j’ai écrit sur le web bien plus longtemps encore. Si on mélange tout ça, on tombe sur le Community Management.

  • Est-ce que le métier correspond à tes attentes ou l’avais-tu imaginé différemment ?

Je ne crois pas avoir attendu des choses. J’ai créé mon boulot de Community Manager, ma pratique. J’ai appris en faisant, en discutant, en interaction avec d’autres personnes ou organisations. Je pense notamment à Alexandra et Stéphane.

J’ai aussi vu, lu Gary Vaynerchuk, un peu de Seth Godin. Ce que font actuellement Barabara Chazelle et Frankie Greek me semblent très intéressant et cela n’a rien à voir avec ce que je pouvais imaginer il y a 6 ans !

  • Comment s’est passée ta recherche d’emploi ? Comment as-tu trouvé ton job actuel ?

Je suis freelance. Pour ce que je fais actuellement, j’ai pu accéder aux différentes missions et travaux du fait de ce que j’ai déjà fait en ligne, aux rencontres faites IRL. C’est comme pour tout travailleur freelance. Et comme pour beaucoup de freelances, je ne sais pas encore de quoi les prochains mois seront fait.

  • Raconte-moi ton entretien d’embauche

Le premier coup de téléphone que j’ai eu pour être Community Manager, je marchais, à Lyon et j’ai dû prendre des notes sur le rebord d’une fenêtre. La mission était urgente, j’ai donné mes tarifs à ce moment là et j’ai commencé quelques jours après.

  • Quelle est ta place dans l’organigramme de l’entreprise ?

Je n’en ai aucune.

Pour plus d’informations sur le métier de CM, le Blog du Modérateur fait une enquête tous les ans. Les derniers résultats sont là.

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