.@zappette, en guerre contre les « nullipares ».

Chère Nadia Daam,

Des fois je t’aime bien, je te follow sur Twitter depuis des années, c’est dire, et avant même 28 minutes, mais, là, tu es nulle.

Commençons par le début : tu appelles « nullipare » toute personne sans enfant. C’est normalement un adjectif, tu en fais un nom. C’est méprisant, insultant, moche.

Mais tu fais comme si avoir des enfants était un sacrifice. Faudrait-il avoir pitié des parents ? J’ai plutôt l’impression que depuis quelques années, être parent est un choix et qu’on retire aussi quelque chose d’une famille. Mais je me trompe peut-être et ton billet de blog est peut-être là pour prévenir tout le monde de ne pas avoir d’enfant.

Tu fais comme si ne pas avoir d’enfant était forcément un choix. Dans les commentaires, Macy souligne l’indécence de cela. Il y a des couples qui rêvent d’avoir un enfant. Ils adoreraient pouvoir prendre le métro pour emmener leurs enfants à l’école. Tu veux échanger ton enfant contre leur envie d’en avoir ?

Enfin, tu dis que le burn-out n’existe pas pour les personnes sans enfant.

« Bien sûr, on peut être sur-sollicité sans avoir d’enfants. Mais avouez que les conséquences, en cas de craquage ou de grosse fatigue, sont largement moins graves. »

Ah, certes. Mais le burn-out est un état de fatigue personnel, il n’est pas lié aux conséquences. D’ailleurs, pour les personnes sans enfant, il peut plus facilement passer inaperçu puisqu’il y en a moins.

Avoir des enfants, une vie de famille, peut aussi protéger. On n’accepte pas les mêmes choses quand on a la responsabilité d’un enfant. Peut-être qu’on pend des vacances pour lui, mais dans ce cas on en prend (sais tu que tout le monde ne part pas en vacances ?). On a sans doute d’autres moyens d’appeler à l’aide. Alors, oui, une personne sans enfant et en situation de burn out peut seulement bousiller sa vie, alors que dans le cas d’un parent il y aura forcément d’autres personnes. Mais il n’empêche que s’en moquer comme tu le fais reste dégueulasse.

Tu l’annonces en en tête de ton billet, tu trolles. Mais, à côté de ton nom, dans la marge, il y a marqué que tu es journaliste, que ton billet d’humeur est donc du journalisme. Je ne peux pas appliquer le « don’t feed the troll« , surtout que d’habitude j’apprécie que tu te fasses le relais du Net. Tu disqualifies toute personne qui n’a pas d’enfant, je ne peux que te dire qu’il est absurde de comparer les deux situations. Les personnes sans enfant n’ont pas à se sentir coupables de ne pas en avoir, ou être dans l’obligation d’avoir pitié des parents. Il n’y a pas de guerre à avoir entre les uns et les autres.

La bise, si tu n’es pas trop débordée.

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