Retour sur le #failconTLS 1

Le 20 novembre dernier, c’était le failcon Toulouse, une journée pour réfléchir sur l’échec et ce qu’il nous apprend. Mon premier échec fut d’arriver sans chargeur… et avec des batteries quasi vides, alors que j’avais prévu de live-tweeter ! Franck Ménigou a réussi à me dépanner l’après-midi, ce qui m’a permis de tweeter. Heureusement, le matin j’ai pu prendre des notes et, comme je les avais promises à Bérangère Touchemann, je vous fais un petit best of. Sous mes notes, je vous mets la timeline des intervenants pour vous faciliter la réponse et le follow. Je n’ai gardé que ce qui pouvait être utile à l’entreprenariat, aux start-ups.

Badge failcontls

Mais avant, je veux dire un mot sur le prix puisque, lorsqu’on parle du failcon, c’est de ça qu’on commence par nous parler. 110 € la journée, c’est cher pour des conférences et le failcon, ce sont des conférences bien avant d’être du networking comme le WebdeuxConnect ou le web. Cela génère de l’attente. On peut s’attendre à du WOW effect… et du coup j’ai été déçu.

Le principal reproche que je peux adresser, c’est que je n’ai pas eu l’impression d’être à un événement. J’ai assisté à des conférences, qui étaient là les unes après les autres mais il n’y avait pas de liant, de fil rouge. Quand on voit toutes les notes que j’ai prises, il y avait du contenu, il y a eu du rire, de l’émotion, mais avec 110€, j’aurai aussi pu acheter quelques livres chez Diateino et cela m’aurait été peut-être aussi profitable. La lecture de ce billet est gratuite en tout cas ;-)

Après une introduction par Benjamin Böhle-Roitelet, Bertrand Serp conseiller toulousain délégué au numérique a dit qu’il voulait que l’économie numérique soit le WinWin. Les conférences se sont enchaînées ensuite, entre-coupées de pauses de différentes pauses.

    Jonathan Løw :

  • « We celebrate failure because we learn from it. » ;
  • 9 produits sur 10 échouent ;
  • 66 % des statups changent considérablement leur plan original ;
  • Darwin : ceux qui survivent ne sont pas les plus forts, ce sont qui s’adaptent.
  • Get paid or get pivoting.
  • les deux points importants, avant de créer une boîte, c’est la découverte du consommateur, et la validation que celui-ci apporte au produit. « The future belongs to the curious. »
  • Souvent on se plante parce qu’on sort trop tard un produit.
  • Plus on a de connaissance, moins on regarde le monde comme la première fois. On a tendance à plaquer des idées préconçues sur le monde et donc on pivote trop tard.


    Christophe Coquis :

  • Ce qui est important, ce n’est pas la conclusion de l’histoire mais le chemin parcouru ;
  • Si vous pensez tout savoir et que vous ne pensez pas vous planter, ne vous lancez pas dans une start-up ;
  • Il faut s’imposer des limites, pour ne pas se mettre en danger.
  • Les méthodes agiles n’évitent pas la bureaucratie. Les beaux locaux ne font pas une entreprise, les gens le font.
  • FAIL : first attempt in learning


    Guillaume Cerquant :

  • Il avait un produit parfait, il a tout le temps travaillé à l’améliorer le produit.. mais il aurait dû faire des itérations. Tout prend du temps, plus de temps que prévu. Quand c’est trop long le plus simple est de ne pas faire, de ne pas proposer car si le produit est parfait mais ne se vend pas, cela vaut rien. Il vaut mieux avoir des ventes et pas de produit que l’inverse.
  • Il faut se mettre en mode urgence, en mode panique, c’est alors que l’adrénaline monte et que les choix se restreignent. Toutes les semaines, il faut se demander ce qu’on doit faire si on coule en fin de semaine. C’est comme cela qu’on pourra éventuellement pivoter.
  • «We. Need. To. Sell. »
  • Prix : faire payer plus.
  • Quand on se lance, le compétiteur principal est l’indifférence, pas la concurrence éventuelle.
  • Le fondateur ne doit pas coder, même s’il sait le faire, car c’est le meilleur moyen de s’enfermer dedans.
  • Rester focus sur essentiel. Dire non sur ce qui n’est pas indispensable.


    Alizée Doumerc et Camille Caubriere :

  • Penser produit, standardisation. Arrêter de penser personnalisation comme une agence quand on est une startup.
  • Respecter toutes les étapes commerciales, y compris la vente.
  • Quand il y a une levée d’argent, savoir dire non à l’argent facile. Ne pas se brader. Anticiper. Parler d’argent rapidement, ne pas attendre.



    Sabine Safi :

  • Toujours prendre un tech en interne;
  • Avoir un proof of concept avant la levée argent;
  • Il n’y a jamais assez d’argent en banque.
  • L’indicateur clé essentiel : combien de cash il reste avant le crash.


    Daniel Dure :

  • La sécurité doit être industrialisée ;
  • Les développeurs ont maintenant le droit de tout faire… sauf qu’ils n’ont pas le droit de faire.
  • Tout le monde peut être corrompu, sauf le patron qui va en tôle au final. C’est à lui de contrôler in fine. S’il délègue il est mort.
    Maxime Guedje :

  • La plupart des start-ups se plantent, c’est bien de le savoir ;
  • L’échec, ce n’est pas la chute, c’est le fait de rester à terre.
  • Une motivation : créer, apporter quelque chose avec de l’impact
  • Les moyens sont importants, et il ne faut pas hésiter à en mettre plus, car parfois on passe beaucoup d’énergie à survivre, à vivre sur les canapés des uns et des autres.


    Catherine Barba

  • Les deux mauvais conseillers selon @cathbarba : la peur et l’égo.
  • Ce qui l’aide au quotidien : être bien entourée, chercher la bienveillance et l’amour.
  • « Tu peux te tromper mais tu n’es pas une erreur. »


    Boris Golden :

  • Le jus de cerveau pour conceptualiser, faire le business plan, alors que pas de client, voie royale pour échec.
  • Pour aller à l’échec : concevoir le produit final.
  • Très important si vous voulez échouer, n’écoutez pas le marché !
  • Pour échouer, ignorez la création de valeur.


Ian Bernstein : Pensez à vos premiers consommateurs, ce sont vos premiers fans. Mais si vous faîtes une erreur, ils vont crier fort.


Eric Leandri : « il faut parler aux gens, expliquer. Sinon on ne vous comprend pas. »


    Sandrine Lavigne :

  • « ne soyez pas naïfs, n’attendez rien de vos prospects ou clients. »
  • « construisez vous en dehors de l’entreprise »
  • quand on a un associé, faire un pacte.


    Olivier Hascoat

  • Pour avoir du succès, il faut surtout de la chance. Et du travail et de la persévérance.
  • Dans la vie, les choses arrivent plus par hasard que parce que vous le souhaitez.
  • Dans le monde du business, la chance est un sujet tabou.
  • La plupart des entrepreneurs qui ont réussi, réussissent une seule chose, preuve qu’il y a du hasard.
  • il faut laisser de la place au hasard dans les entreprises.
  • Si hasard alors humilité des entrepreneurs.
  • « Dans ma jeunesse on me disait : si tu travailles, tu seras quelqu’un. C’est faux. »
  • « Méfiez vous des conseils des personnes qui ont réussi. »
  • Si vous réussissez, dîtes que vous avez de la chance, maudissez votre malchance.
  • Il y a l’homo sapiens, l’homo faber et l’homo ludes. Il ne faut pas oublier l’homo ludes.


En résumé, donc, pour réussir, il faut avoir de la chance, être focus sur la création de valeur, itérer, penser communauté ou clients avant de penser produit, être bien entouré, pivoter avant de se prendre le mur. Il y a des choses qui vous parlent ?


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One comment on “Retour sur le #failconTLS

  1. Reply Bérangère Déc 19,2014 10 h 45 min

    Merci Philippe, pour ce résumé comme si on y était

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