J’ai lu un mail dans l’escalier.

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J’ai lu un mail dans l’escalier. Je veux dire : j’étais dans l’escalier. Le mail ne s’est pas écrit sur les marches de l’escalier. Je doute d’ailleurs que cela arrive tout de suite , mais pourquoi pas ? Cela aurait été différent si j’avais été dans un ascenseur. Là, il me semble que j’aurai pu lire sur l’ascenseur. Je ne vois rien qui empêche qu’un jour les cages soient connectées, que des choses apparaissent sur les murs et qu’on puisse lire ses mails dans l’ascenseur. Ou regarder un harlem shake. Pour les films, on attendra l’ascenseur d’Arthur C. Clarke pour la station spatiale, si vous le voulez bien.

J’ai lu un mail dans l’escalier et j’ai ri. Peu importe que le mail ait été imprimé, lu sur un smartphone, une tablette, Google Glass ou l’écran d’un ordinateur. Si, à la limite, dans le dernier cas, cela aurait pu vouloir dire que j’étais assis sur une marche… et encore !

Le lieu, finalement, est sans importance. Ce qui compte, c’est la lecture, ce que le mail produit. Le device aussi est sans importance. Le mail doit pouvoir être lu partout.

On associe souvent la mobilité aux objets. Comme s’il fallait pouvoir les porter, les bouger avec soi. Les objets sont mobiles parce nous le sommes, mais ce sont les données qui sont importantes, auxquelles nous voulons avoir accès en permanence, en tout lieu, sur n’importe quel device.

J’ai lu un mail. Est-ce que c’est lui qui est venu vers moi ou l’inverse ? C’est peut-être la dernière question à laquelle il nous faut répondre.

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