Twitter est globalement communautaire.

Le fait qu’il y ait des Trending Topics (TT) fait que les communautés sont visibles sur Twitter. Screenshots de ce matin :

TTFrance
TTLyon TTParis
TTToulouse TTPerso

Le dernier screenshot correspond aux tendances personnalisées (et, du coup, je les trouve pas très personnalisées, puisqu’elles ne correspondent pas à ma time line, je ne sais pas ce que Twitter prend en compte).

On le voit clairement, l’écriture est plus adolescente qu’il y a quelques années. Le système n’a pas changé, le nombre d’adolescents, si. Ce sont donc des questions d’adolescents qu’on retrouve dans les trending topics, notamment sur la définition des identités.

Fondamentalement, #LyricsYouLikeToScream, #SurSkype ou #TeamInsomniaque répondent à la même aspiration : s’identifier dans une communauté, utiliser le hashtag pour jouer avec.

Est-ce que #TF1, #LCDA ou #France2 correspondent à la même chose ? Oui, dans une certaine mesure. Il s’agit moins d’un jeu, c’est plus éphémère, on discute plus mais cela correspond aussi à des communautés, de télénautes identifiables comme tels cette fois. Les hashtags ont pu être poussés par les chaînes de télévision, d’ailleurs.

Et puis, il y a les mots qui passent en TT, comme « ouai« , « grave » ou « bonne nuit« , mots qui ne sont pas des jeux mais juste des expressions qui ressortent, qui correspondent à un moment de Twitter, qui permettent de voir quelle tranche d’âge est présente. Je trouve d’ailleurs bon signe que le « bonne nuit » soit là. Il y a de l’éducation sur Twitter :-)

Sur Twitter, la langue n’est pas forcément académique. Les expressions argotiques, locales, ressortent. Pas parce que c’est Twitter, mais parce que c’est la société qui est sur Twitter qui est ainsi. La langue française n’est pas toujours maîtrisée ? C’est plus de la responsabilité de l’instruction publique que de Twitter, à mon humble avis.

A l’échelle de Twitter, #TesPasdeParis ou #TesPasdeLyon est juste un un derby. Il n’est pas nouveau que des habitants s’associent à leur vie, à leur territoire. Il suffit de voir l’emploi qui peut être fait du mot « province », par exemple. Ce qui change, avec Twitter, c’est que c’est visible globalement, qu’on peut être de Marseille et mettre aussi ce que l’on pense sur #TesPasdeParis. Est-ce que cela favorise le clash ou bien la possible connaissance mutuelle si chacun s’exprime ?

Vous pourriez aussi aimer

Leave a Reply