Commémorer le 11 novembre.

Le 11 novembre n’est pas une victoire, c’est la suspension d’un conflit armé, meurtrier. Romain Blachier parle justement de guerre civile.

En regardant la télé, en écoutant la radio, je suis étonné qu’on puisse seulement se souvenir des soldats français qui se sont battus. Ce n’est pas un hasard si le Jour du Souvenir, qui commémore l’Armistice de 1918 est aussi présent, sous une forme ou une autre en Allemagne, dans les pays du Commonwealth, en Belgique, aux Etats-Unis, etc…

Le conflit de 14-18 a presque 100 ans. Il n’y a plus de poilus vivants. Mais il me semble qu’il faut continuer à se souvenir de ce premier de l’ère moderne. Parce qu’il a été une boucherie, que des gaz ont été utilisé, que le monde, à travers les différents empires est venu se battre en Europe, mais ausssi que des Européens ont  joué au foot un soir de Noël, sur les tranchés, que ce conflit a aussi permis, en Europe, l’émancipation des femmes. Et puis, parce que la suite nous a appris qu’il ne fallait pas humilier un pays vaincu.

Romain souhaite la suppression du 11 novembre, le Président que, en France, il devienne une journée du souvenir pour tous les soldats nationaux, de tous les conflits. Il me semble que, dans les deux cas, on ferait l’impasse sur ce que la première guerre mondiale avait de spécifique.

Par contre, il serait peut-être temps d’en faire une journée européenne du souvenir, non ? De se souvenir de ceux qui sont tombés de chaque côté de ces frontières qui n’existent plus, parce que nous ne voulons « plus jamais ça » ?

Romain souhaite que le 9 mai devienne la « fête nationale de notre futur » et moi aussi. Mais, le 11 novembre, ce n’est pas de fête dont il est question, mais de souvenir.

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