Foursquare : suis je bien dans la cible ? 3

Foursquare Alors que le service social de géolocalisation Foursquare lance des listes (via Guillaume Lalu), je m’interroge sur la cible de l’outil.

Soyons clairs : j’aime la géo-localisation, pour au moins 3 raisons :

1. Cela permet de répertorier le monde physique. Cela permettra à des moteurs de recherche de nous aider à nous y retrouver. Les listes de Foursquare sont un premier pas vers cela. Mes amis sur Foursquare commencent à créer un annuaire qui deviendra gigantesque, j’en suis sûr (nous n’en sommes qu’aux premières heures) :-)

Le jour où les chaussettes et les clés de voitures seront capables de se géolocaliser, on gagnera un temps fou, vous ne croyez pas ? ;-)

2. C’est pratique, cela permet de retrouver des personnes (pour les chaussettes, ça ne marche pas encore ;-)), savoir où elles se trouvent pour les rejoindre (et inversement).

3. C’est ludique. Sur Foursquare, c’est drôle de devenir le maire d’un lieu ou d’essayer de le devenir.

Alors, il est où le problème ?

Le niveau de langage qu’emploie Foursquare (ou la version française de Foursquare) n’est pas neutre. Ce n’est pas le mien.

Explication et exemple : il y a quelques jours, je me suis checké dans un café. J’ai reçu un message pour me signaler que j’étais le premier de mes amis à m’être géolocalisé dans un « rade » .

Un « rade » ? Ça fait quelques temps que je n’avais pas entendu ce mot. Il me semble un peu vieilli, argotique (le wiktionnaire me dit qu’il est familier seulement). Il s’agit sans doute de créer une connivence avec l’utilisateur de l’application, avoir un ton humoristique. Peut-être…

Mais ça m’a fait une impression bizarre. Ce n’est pas le niveau de langage que j’attends d’une application qui se veut universelle.  On est tous potes sur l’Internet, on se tutoie (ou pas), Dennis Crowley (le new-yorkais derrière Foursquare) est super sympa… mais je ne suis pas encore prêt à être copain avec une application. San-Antonio, sors de mon smartphone, je te prie !

Il me semble que le langage utilisé par un service peut être un frein à son adoption. Ou c’est peut-être juste le syndrome « vieux con » qui arrive…

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3 thoughts on “Foursquare : suis je bien dans la cible ?

  1. Reply Camille d'Essayage Août 16,2011 13 h 43 min

    En tout cas, vieux con ou pas, ce billet de blog m’a fait bien rire :) Après comme tu le dis, peut-être n’est-ce que la version française de foursquare et une traduction approximative ? Cela vaudrait le coup de voir ce que cela donne en VO !

  2. Reply Philippe Couzon Août 16,2011 14 h 50 min

    « ce billet de blog m’a fait bien rire :) »

    => C’est déjà ça alors :)

    « Cela vaudrait le coup de voir ce que cela donne en VO ! »

    => Je ne me souviens plus comment c’était en anglais mais pas sûr que j’en aurai compris les différents niveaux de langage. S’il y a un linguiste dans la salle… ;-)

  3. Reply Boni Nov 27,2011 15 h 37 min

    Je suis sur cet article car je me demandais si j’étais le seul qui été dérangé par le fait que Foursquare me tutoie.

    Je pense que les gens qui s’occupent de la traduction française se sont complétement trompé de cible ou plus simplement à coté de la plaque (comme trop souvent les traducteurs de films/séries).

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