Le Web, jour 1 : ambiance. 1

On m’avait dit :

  • « Au Web, il fait froid. »
  • « Au Web, tu auras faim. »
  • « Au Web, tu n’auras pas de connexion wifi. »

Heureusement, la réalité est toute autre.

Sur Le Web, il neige. Rapidement, hier, l’espace entre les 3 bâtiments où se tient Le Web s’est transformé en station de ski. Neige continue, difficultés pour les véhicules de se déplacer, bus et taxis au pas ou absents…

Mais, nous sommes au Web. Du coup, des personnes balayaient la neige sur l’un des trottoirs pour que nos pieds fragiles ne soient pas mouillés.

Le Web, c’est un espace magique : l’équipe qui prend soin de vous est énorme. Dès qu’un flocon de neige (presque ;-)), un papier, un gobelet traine et est oublié par son propriétaire, il est ramassé, le moindre élément de décoration est rapidement nettoyé.

Je me souviens d’une pièce de Labiche (laquelle ?) où, en Suisse, le père s’amusait à déranger les choses et où une horde de serviteurs apparaissent tels des coucous d’horloges et nettoyaient. Hier, j’avais l’impression d’être dans cette pièce.

L’époux de Géraldine Lemeur, l’organisatrice du Web, disait hier soir que nous étions 3100 personnes. C’est énorme. C’est la première fois où j’assiste à de tels moyens mis en place pour la propreté. Il me semble avoir fréquenté quelques manifestations, déjà, mais là, vraiment, chapeau !

Ceci dit, ce qui est vrai pour la propreté est aussi vrai pour tous les aspects de l’organisation. Tout le monde a le sourire, est aimable, prêt à rendre service. Et puis, il fait chaud :-)

Mais, quand tu arrives au Web, ce qui te frappe d’abord, ce sont les tables avec café, jus de fruits, fruits, colas, et, suivant les heures : viennoiseries, sandwichs, canapés, charcutaille, sushis, pain, vin, tartes, bonbons… Impossible d’avoir faim, tout est en abondance !

Et autour des tables et buffets dressés un peu partout dans les salles, une multitude personnes discutent, échangent, partagent, répondent à des interviews… ou prennent une pause, simplement ;-)

Est-ce que des projets voient le jour, se concrétisent, est-ce que des affaires se font, est-ce que de l’argent est levée ? J’ose le croire.

Les participants sourient (généralement), s’interpellent, se présentent les uns aux autres, font parts de leurs projets, décortiquent en quoi leur appli est cool, en quoi leur idée va révolutionner la manière de consommer, jouer, s’informer, comment on va pouvoir vivre dans un monde meilleur. Si quelqu’un cherche de l’inspiration, il en trouvera forcément ici !

Le nombre de cartes de visites données (ou posées négligemment sur la multitude sur tables avec Les Echos et le Wall Street Journal), de numéros notés, rendez-vous pris est conséquent a priori. Loïc Lemeur l’a annoncé dès le départ : le Web, c’est du networking. Ce sont des professionnels qui sont là. L’important, c’est le business.

Du coup, l’espace est divisé en une mutitude de sous espaces. Je ne parle pas seulement des workshops des marques ou stands d’exposition. Tout est fait pour qu’on puisse se poser, s’asseoir, discuter… mais pas trop longtemps, il faut pouvoir repartir, rencontrer d’autres personnes. Les chaises de bars sont légions.

Mais on peut aussi beaucoup plus se détendre. Une masseuse nous attend à l’entrée, par exemple, ou, ailleurs, on peut discuter sur des matelas confortables aux couleurs quasi googeliennes.

Et, puis, on peut aussi travailler. On peut se connecter au wifi (pas de mot de passe), s’asseoir devant une table, se brancher sur l’électricitét. Les espaces de travail sont nombreux et utilisés. Cela permet aussi de suivre ce qu’il se passe sur Twitter ou sur le chat d’ustream, même si la qualité de la connexion est aléatoire. Cela explique qu’il n’était pas tout le temps possible de tweeter hier. En même temps, imaginez 3100 personnes, chacun ayant deux ou trois appareils connectés minimum et la bande passante que cela doit représenter sur un espace aussi réduit !

Les conférences, je dois avouer que j’en ai peu vu hier (je le ferais peut-être plus tard, sur Ustream). L’assistance est extrêmement concentrée, attentive, rit volontiers. Les intervenants sont bons, inspirants. Et tout se déroule en anglais, seule langue commune à quelqu’un qui vient de Sibérie, de SF, de New-York, d’Algérie ou d’ailleurs. On se laisse rapidement gagné par l’utilisation du global english ;-)

Et puis, Le Web, c’est aussi une sécurité omniprésente. A chaque changement de bâtiment, les badges sont vérifiés et, pour les deux jours, on porte un bracelet avec Le Web écrit dessus. Je comprends que Géraldine puisse passer un an à préparer ces deux jours. L’organisation est complexe, le moindre détail est soigné.

Le jour se lève sur la seconde journée webesque. Il est temps pour moi de poster ce billet… Quelques personnes à voir, l’équipe de France Télévisions (géniale, je n’en ai pas parlé ici mais sont ils sont tous très sympas :)), des conférences, des projets, des idées, du bouillonnement, cela va encore être une pure journée ;-)

A tout à l’heure !

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