Faire du monde un campus. 2

Que ce soit dans le cas de la création, de Google par Larry Page et Serge Brin, ou celle de Facebook par Mark Zuckerberg et ses amis (ou les frères Winklevoss ;-)), l’accent est mis sur la pertinence du système universitaire américain, notamment les campus. En France, on n’a pas encore cela.

Cependant, si tout est joué à 6 ans à l’université, la vie reste d’être fort triste après. Il me semble que, plus que la jeunesse, c’est l’ambiance d’un campus, les discussions qu’on y trouve, les échanges, (les litres de bières bues ?) la liberté qu’on a de s’adonner à des projets personnels, qui sont déterminants.

L’Internet permet de retrouver cette « ambiance » là. Pour le bouillonnement des idées, des informations, difficile de trouver mieux que Twitter, par exemple, actuellement. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi discuter, poser ses idées, se les voir réfutées, améliorées. C’est un peu, me semble-t-il, le rôle des blogs. Seul, on ne va pas bien loin.

Il n’est pas interdit de penser que sorti du monde étudiant, il existe tout un tas d’outils pour reproduire ce fonctionnement :

Et puis, évidemment (et ce sont peut-être les plus efficaces ?), toutes les rencontres improvisées, à deux, trois ou plus. S’asseoir et prendre le temps de discuter, pour exposer un projet, écouter les suggestions, les critiques, c’est déjà le début. Ce n’est pas parce qu’on est freelance ou gérant qu’on est seul ;-)

Il me semble que, du coup, la principale qualité du networking n’est pas la mise en relation mais la possibilité de faire naître de nouveaux projets, l’effervescence des idées. L’essentiel est d’avoir le désir de rencontrer, de ne pas s’enfermer dans toujours les mêmes rencontres, d’être ouvert.

Après le dernier MeetFridayLyon (#mflyon), Lilian Mahoukou m’a présenté une belle notion à travailler, celle d’ « élasticité géographique » . Changer de ville pour une soirée, pour une rencontre, pour plusieurs, c’est facile, pas si cher que ça. Paris, Lyon, Londres, Genève, Marseille ne sont pas très loin, en avion ou en train. L’aller peut faire moins de 50€, en deux heures on y est. C’est plus une organisation à trouver, un état d’esprit à avoir.

Et vous, vous vivez dans un campus ?

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2 thoughts on “Faire du monde un campus.

  1. Pingback: Tweets that mention Faire du monde un campus. « Philippe Couzon -- Topsy.com

  2. Reply Lilian Nov 25,2010 7 h 38 min

    Bonjour Philippe. Au plaisir de poursuivre notre discussions sur l’élasticité géographique :)

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