Je suis un ping.

Ce billet a été écrit quelques jours avant d’être publié. Si tout s’est bien passé, WordPress l’a publié à 8h30 ce mercredi 28 octobre et, vers 10h, TwitterFeed l’a automatiquement twitté sur mon compte Twitter.

Jusqu’à maintenant j’alimentais moi-même mon compte Twitter. Or, depuis quelques jours, pour tester, il est alimenté en partie par un robot. Il maintient ma présence en ligne alors que je n’y suis peut-être pas.

Cette façon de faire, évidemment, n’est pas une nouveauté. De nombreuses personnes font de même. Cela permet de préparer des billets à l’avance, de les faire paraitre lorsque le web francophone est éveillé mais, surtout, cela permet de répartir les billets dans le temps. Par exemple, si je livrais tous les billets de la semaine en une seule fois, bien peu seraient lu.

Mais, alors, est-ce encore moi qui publie? Est-ce encore moi, ou un programme qui répond à mes ordres, sur Twitter?

Ce « moi » qui publie, c’est une prolongation de mon activité digitale, un espèce d’agent non-conversationnel. Les images de « fils » (que j’avais pu donner à Computair) ou de « clone » ne me semblent pas appropriées.

Mais je suis ainsi double. D’un côté, mon moi carboné prépare la journée au Centre de Loisirs, anime un groupe d’enfants, et, de l’autre, dans le même temps, mon moi digital anime un tout petit peu mon blog ou mon compte Twitter. D’autres sites – Facebook, par exemple – pourraient aussi être mis à jour, d’ailleurs.

Peut-on alors parlé d’avatar? C’est très tentant. Il n’y a pas d’image, certes, mais est-ce nécessaire?

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